No 270 – série 2025-2026
Évangile du mardi 16 juin 2026 – 11ème Semaine du Temps Ordinaire
« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »
Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent
Méditation – Qu’avons-nous fait de la Loi de Dieu ?
Peut-on perfectionner la Loi, alors que la Loi donnée par Dieu, c’est Lui-même ? La vraie question serait plutôt : qu’avons-nous fait de la Loi que Dieu nous a donnée ? L’homme cherche inlassablement à trouver des façons de contourner ce qui lui est enseigné, même si cela est pour l’aider à mieux vivre ensemble et à protéger la vie. On n’a qu’à se rappeler notre enfance. Combien de fois avons-nous cherché à ne pas nous soumettre aux directives éducatives de nos parents ? Il faut reconnaître qu’il y a en nous un élan naturel à ne pas suivre les consignes. À croire que notre crise du « non » est éternelle.
Soyez rassurés, Jésus n’est pas venu nous imposer quoi que ce soit. Ses réprimandes aux scribes et aux pharisiens étaient à l’effet qu’au cours des siècles, les autorités religieuses juives avaient modifié la Loi donnée par Dieu au Sinaï. Ils en avaient fait quelque chose qui répondait à l’enrichissement du Temple et à ceux qui en faisaient partie. Sans oublier que certains s’en servaient pour maintenir le peuple sous leur joug.
La Loi était devenue stérile, difficile à comprendre et même parfois contradictoire. Elle avait perdu sa nature première. Jésus dira à plusieurs reprises : « Je ne suis pas venu abolir la Loi », puisque la Loi lui vient de son Père et qu’elle est de même nature que Celui qui l’a prodiguée, soit l’amour. Elle a été donnée à l’homme pour qu’il puisse orienter son regard vers la Lumière et ainsi sortir des ténèbres.
Dans l’histoire, une première loi fut mise en place par l’homme pour établir une certaine justice humaine lors de conflits. On la nommait la loi du talion. Elle fut instaurée près de 2000 ans avant notre ère. Elle se disait comme suit : « Œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. » Elle servait à limiter la montée de la violence animée par les esprits de vengeance. On va la retrouver plus tard dans les écrits de l’exode, du lévitique et de l’Ecclésiaste.
Avec le temps, on en était arrivé à réécrire une partie de la Loi de Dieu de la façon suivante : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » À cela Jésus va rectifier la deuxième partie de sa formulation par : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ». Probablement que les disciples ont dû sursauter en entendant cet énoncé de la part de Jésus. D’abord, c’était la première fois qu’ils entendaient une telle chose et, deuxièmement, ils ne pouvaient s’imaginer qu’ils arriveraient à appliquer une telle mesure envers les personnes qui leur faisaient du mal. Encore aujourd’hui, cela sort de toute logique et de nos comportements habituels.
N’est-ce pas l’amour du prochain amené à sa perfection ? Il n’y a plus de distinction et d’exclusion entre les hommes. Il n’y a plus de différence entre l’ami et l’ennemi. Dieu ne fait-Il pas grâce à l’un comme à l’autre ? Par cette Parole, Jésus vient nous dire de faire de toute chose, même du mal qu’on nous fait, une chose nouvelle, c’est-à-dire une occasion d’aimer et de pardonner.
Ici, Jésus ne parle pas de cautionner le mal que l’on nous fait, de l’excuser ou encore de le louer. Le mal reste le mal. Il nous dit que : la douceur envers nos ennemis, c’est le meilleur traitement que nous pouvons appliqué contre le mal et que cela nous garde dans l’espérance que la personne peut changer.
Par nos paroles et nos actions, ne sommes-nous pas nous aussi, l’ennemi de quelqu’un d’autre ? Jésus pourrait poursuivre en nous disant : vous aussi, consciemment ou non, vous faites souvent du mal à mon Père. Faites donc, aux autres, ce que mon Père fait pour vous. N’est-ce pas aussi ce que vous voudriez que les autres vous fassent ? Soyons miséricordieux comme le Père l’est envers nous tous.
Est-ce possible d’aller dans la voie qui nous est proposée par Jésus ? Même si notre bonne volonté y est, il est peu probable que nous y parvenions. Une seule possibilité s’offre à nous, c’est de demander au Christ de nous aider à y parvenir. Douceur, respect, maîtrise de soi, patience et persévérance, voilà ce que l’Esprit nous apportera, si nous Lui demandons humblement son aide, afin d’aimer comme le Christ aime. Ainsi, nous deviendrons les enfants du Père.
Merci Seigneur, de collaborer avec nous à l’œuvre du Royaume, car seul, nous ne pouvons rien faire.
Martial Brassard – martial_brassard@hotmail.com
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