No 256 – série 2025-2026

Évangile du mardi 2 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 13-17)

En ce temps-là,
    on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode
pour lui tendre un piège en le faisant parler,
    et ceux-ci vinrent lui dire :
« Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens,
mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité.
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ?
Devons-nous payer, oui ou non ? »
    Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit :
« Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Faites-moi voir une pièce d’argent. »
    Ils en apportèrent une,
et Jésus leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ?
– De César », répondent-ils.
    Jésus leur dit :
« Ce qui est à César, rendez-le à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent

Méditation – Tout nous vient de Dieu et tout retourne à Dieu

Dans ce texte de l’Évangile, on mentionne que les pharisiens et les hérodiens tendent de piéger Jésus en le faisant parler sur un sujet très épineux de l’époque, soit les tarifs à payer à l’envahisseur romain.

Pour les juifs, tout ce qui venait des Romains incluant leur monnaie, leurs lois et coutumes, ainsi que leurs croyances religieuses étaient considérées comme quelque chose de malsain et de païen. Malheureusement pour le peuple juif, l’argent identifié à l’effigie de l’Empereur était la seule monnaie d’échange accepté par Rome sur tous les territoires occupés. Or, il était accepté, par la majorité des juifs, de tout faire pour ne pas payer les impôts imposés par les collecteurs en signe de contestation, puisqu’ils payaient déjà des redevances au Temple pour les besoins de la communauté.

On comprend mieux à quoi Jésus était exposé par la question qui Lui était adressée par les instances religieuses. En répondant qu’ils ne devaient pas payer l’impôt à César, Il s’exposait à des réprimandes sévères des autorités romaines en place et, s’Il disait le contraire, Il se mettait à dos tout le peuple juif qui essayait par tous les moyens de ne pas enrichir les Romains du fruit de leur travail.

Ce que va dire Jésus relève d’une droiture d’esprit, pour ne pas dire de l’Esprit. Il va d’abord faire la lumière sur la situation en signifiant à ses demandeurs qu’Il connaît très bien leur vraie intention et qui la juge malsaine. Par le fait même, Il leur dit qu’Il n’accepte pas d’être glorifié par leurs flatteries malveillantes.

De plus, Il refuse de faire connivence avec le mal qui semble s’être glissé parmi le peuple, et Il s’abstient d’ajouter du mal par-dessus le mal, car Il aurait pu être beaucoup plus mordant contre les gens qui cherchaient à la piéger. Il va plutôt choisir d’apporter un éclairage nouveau et un enseignement grâce à l’occasion qui Lui est donnée de s’adresser au peuple d’Israël.

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Une réponse qui fait encore échos aujourd’hui. Rendez, c’est-à-dire restituer ou redonner à son propriétaire ce qui lui appartient.

Par cette réponse de Jésus, on est invité à nous demander : qu’est-ce que nous avons reçu qui nous a été donné par Dieu, et que nous sommes invités à Lui redonner ? On peut commencer par la vie reçue à notre naissance, toutes nos facultés physiques, telle que la force, l’adresse, la santé, tout ce qui relève de la psyché, comme la mémoire, l’imagination , toutes nos potentialités et talents, et finalement, notre dimension spirituelle, incluant nos dons et nos sens spirituels, et pour finir notre âme.

Comme Jésus, nous avons tout reçu du Père, et nous sommes invités à tout Lui redonner. Pour ce faire, Dieu nous a envoyé son Fils pour nous montrer comment y parvenir, soit en travaillant à son œuvre. Si tel est notre désir, Dieu nous enverra son Esprit pour nous aider à devenir des ouvriers participant à la construction de son Royaume.

En conclusion, grâce à la réponse de Jésus aux pharisiens et hérodiens, on réalise que la seule chose qu’ils retournent à César, c’est une simple pièce de métal. Tout le reste est pour Dieu.

Martial Brassard – martial_brassard@hotmail.com



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