No 207 – série 2025-2026
Évangile du mardi 14 avril 2026 – 2ème Semaine du Temps Pascal
« Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme » (Jn 3, 7b- 15)
En ce temps-là,
Jésus disait à Nicodème :
« Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut :
tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi
pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit :
« Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit :
« Tu es un maître qui enseigne Israël
et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis :
nous parlons de ce que nous savons,
nous témoignons de ce que nous avons vu,
et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas
lorsque je vous parle des choses de la terre,
comment croirez-vous
quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit
ait la vie éternelle. »
Méditation – Naître d’en haut
L’évangéliste Jean, dans ce passage, met sur les lèvres de Jésus une considération bien humaine « Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va »… En effet si les prévisions météorologiques nous indiquent bien certaines directions du vent, il est bien impossible de savoir jusqu’où iront ses effets parfois dévastateurs et même, dans une certaine mesure, d’où il vient. Mais la suite est encore plus surprenante, « Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit ».
Quel mystère que notre vocation personnelle ? Si nous relisons tant soit peu notre histoire nous voyons souvent des circonstances déroutantes, des rencontres surprenantes, des « hasards » qui ne peuvent venir du simple « chaos » de la vie, et qui ne peuvent qu’être guidées par une main providentielle. Là se trouve au fond le début de notre foi, croire que « quelqu’un » guide les circonstances de notre vie. Prenons le temps de nous en rappeler certaines devant cette lecture, un moment, une personne, parfois même une maladie ou un échec, qui nous ont fait naître à une autre vie, nous ont poussé à découvrir un autre sens à notre vécu. Serait-ce là une première étape de la foi en Dieu, qui éclaire notre intelligence, et de notre espérance ?
Une autre question vient bousculer cette rencontre sereine entre Jésus et Nicodème « Comment cela peut-il se faire ? ». Avec la même question, Marie, lors de l’Annonciation, avait reçu la réponse que « l’Esprit-Saint viendra sur toi ». Jésus répond assez fortement à Nicodème car « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Il est plus sévère avec Nicodème dans son incompréhension de « ces choses-là », Nicodème serait censé l’avoir déjà compris… « Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? ». Jésus sent ce manque de foi dans ce qu’il dit sur la vie éternelle, et met Nicodème devant son choix d’adhérer à son message, ce qu’il fera progressivement jusqu’à prendre une position beaucoup plus engagée par la suite envers le message de Jésus. Il l’introduit progressivement dans l’histoire du Salut qu’Il apporte, lui rappelle le serpent de bronze comme signe de vie dans le désert, et annonce la mission du Fils de l’homme qui sera le signe « afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».
Oui, nous nous retrouvons tous plus ou moins dans ce Nicodème qui a du mal à adhérer à un plan d’amour qu’il ne comprend pas tout de suite, mais entrons avec lui dans cette nouvelle naissance personnelle et collective à la suite de Jésus. Avant tout, croyons à ce que nous ne voyons peut-être pas, dans l’amour de Dieu infini pour chacun de nous et pour l’humanité entière, au-delà de toutes les tempêtes, ou de simples zéphyrs, et apprenons à reconnaître sa voix dans les circonstances. Grandissons dans la Foi que Dieu ne nous abandonne pas, mais nous accompagne, à chaque moment.
La renaissance de la nature que je vois dans le printemps actuel de la région du globe où je vis, chaque arbre qui refleurit, me parle de ce dessein mystérieux sur chacun de nous, et qui ne se limite pas à notre existence terrestre faite de mort et de finitude, mais ouvre la perspective à une naissance éternelle.
Colette Le Tolguénec – colette.letolguenec@gmail.com
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