No 45 – série 2026-2027
Évangile du mercredi 21 octobre 2026 – 29ème Semaine du Temps Ordinaire
« À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » (Lc 12, 39-48)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde à venir”,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,
n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,
recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »
Méditation – En temps voulu
Une amie m’a confié la mort de son voisin très âgé parti sur la pointe des pieds dans son sommeil. L’ambulance appelée au petit matin, deux jeunes paramédics se sont présentées à la porte, revêtues de bonté plus que d’uniforme. Elles ont constaté le décès avec douceur. Puis l’une a préparé un café réconfortant pour l’attente et pour la veuve, encore étonnée de cet aujourd’hui où le Père était venu cueillir son bien-aimé depuis si longtemps. L’autre, à l’écart, remplissait la lourde paperasse et prévenait discrètement la morgue qui se mettra lentement en route.
De retour auprès de la veuve, esquissant un sourire envers sa collègue attablée, la paramédic sorti une rose de son uniforme. Un geste sans raison, plein de sens et sans retour possible. Et mon amie de me raconter que la veuve lui a déclaré d’une voix vive : « Tu te rends compte, toute cette bonté que j’ai reçue par cette jeunesse, elles m’ont donné une rose ! »
Que dit l’évangile de ces heures où personne ne s’y attend ? Jésus parle d’un maître qui vient sans prévenir, et de deux serviteurs qui l’attendent. Il y évoque la plénitude de ce qui est reçu et l’exigence du don qui féconde cette plénitude. Alors que le « maître tarde à venir » (Lc 12, 45), il permet l’éclosion de cette dynamique du don, un geste si humain, un geste de rien et d’une fragilité puissamment divine. Maurice Zundel osait dire qu’en Dieu, tout est « éternellement donné, communiqué, dépouillé dans une pauvreté tellement absolue » qu’il ne peut rien posséder (Foi vivante, 1963). Un Dieu aux mains vides parce qu’elles ne cessent de donner : cette puissance-là, ce matin-là, reposait dans la jeune tendresse du geste de ces deux femmes.
Le premier serviteur conclut à l’absence, et il remplit ses mains de coups, de vin, de lui-même. Et il y a l’intendant, « fidèle et sensé », chargé de distribuer, « en temps voulu, la ration de nourriture » (Lc 12, 42). Une tasse de café. Une rose. Quelle ration plus juste, à cette heure où personne n’y pensait, où le Fils de l’homme venait, comme il vient, « à l’heure où vous n’y penserez pas » (Lc 12, 40) ?
« À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » (Lc 12, 48). Tout ce que nous avons, nous l’avons reçu. Ces deux jeunes femmes l’avaient reçu aussi, et elles n’ont rien gardé : ni leur temps, ni leur tendresse, ni même la rose. La veuve, elle, n’avait plus rien en cet instant de dépouillement extrême. Elle a tout reçu, parce que d’autres, inconnues au cœur gros, avaient tout donné. Les mains vides de la veuve, ce matin-là, ne se tenaient-elles pas à l’endroit même où Dieu se tient ? Et quelle chance que le Maître ait tardé ! Déjà là, mais pas encore là, il attendait que nos mains, vidées, se tendent à nouveau.
Ce jour-là, en temps voulu, le Père a tendu de nouveau les mains. Il avait pris la forme d’une rose : donnée, reçue, redonnée dans un éclat de gratitude, comme l’espérance qui ne se garde qu’en passant d’une main à l’autre, d’un cœur gros à l’autre.
Barbara Martel – bmartel@lepelerin.org
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Pays : belgique — 19/10/2026
Urgemment, que jack revienne tres vite à la communication ouvre enfin son coeur vienne chercher le pardon, se livre, je lui accorde mon aprdon, mon aa
Pays : Canada — 19/10/2026
Jocelyne,belle mère de Gaëtan Souffre accident cérébrale. Courage pour Jean ,partenaire de Marie Darche.
Pays : Canada — 16/10/2026
Pour la paix du coeur de mon ami Alexandre et de toutes les personnes angoissées
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