No 235 – série 2025-2026

Évangile du mardi 12 mai 2026 – 6ème Semaine du Temps Pascal

« Si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous » (Jn 16, 5-11)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé,
et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela,
la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité :
il vaut mieux pour vous que je m’en aille,
car, si je ne m’en vais pas,
le Défenseur ne viendra pas à vous ;
mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde
en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché,
puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice,
puisque je m’en vais auprès du Père,
et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement,
puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Méditation – Justice et vérité

Je m’en vais maintenant…combien nous pouvons comprendre la tristesse de ses disciples, de ses amis… « Pourtant… il vaut mieux que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous… ».

Nous entrons dans le cœur de la vie de Dieu de façon mystérieuse, « Si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous… ». Jésus ne laisse pas ses disciples dans l’illusion qu’ils pourront continuer le chemin avec lui sur cette terre, Il sait qu’Il va bientôt partir, mais sa promesse d’envoyer l’Esprit de vérité et de justice va bien au-delà de toute espérance de ses disciples. Jésus connaît sa mission dramatique, Il connaît ses opposants, et est conscient que le message qu’Il porte n’est pas accueilli par beaucoup de personnes qui n’aiment pas la justice et la vérité.

Lorsque nous nous trouvons nous aussi en opposition à cause de la justice des hommes, il est parfois difficile de continuer à croire à la justesse et à la justice de nos sociétés. Je me souviens d’un  épisode où j’ai dû aller jusqu’au tribunal pour faire valoir mes droits auprès d’une compagnie d’assurances qui m’accusait de mauvaise foi, voire de mensonge, et en tout cas de ne pas avoir fait ma part, en un mot de malhonnêteté. Pendant 7 ans j’ai continué à lutter pour faire reconnaître mes droits, croyant que la vérité aurait triomphé si je restais fidèle à mes principes. Je voulais surtout faire cette démarche jusqu’au bout en pensant à beaucoup d’autres personnes qui, ayant la même difficulté, avaient renoncé à la lutte, n’ayant ni le soutien moral, ni les forces pour affronter cette lutte. Je voulais avoir un remboursement justifié, mais aussi faire jurisprudence pour les autres personnes. Lorsque j’étais au tribunal j’avais toutes ces autres personnes dans le cœur, et, au moment où la juge m’a proposé de dire quelque chose, c’est en croyant à la vérité et à la justice que j’ai parlé, en me fiant à l’Esprit de Dieu, mon « défenseur ». En sortant de la salle d’audience, l’avocat de la partie adverse s’est adressé à moi avec bienveillance. Le mensonge était définitivement banni, et j’ai vu que la vérité avait triomphé.

Croyons que parfois le combat entre David et Goliath se reproduit dans nos vies, dans les luttes quotidiennes où nous pouvons nous sentir presque anéantis par l’atmosphère mensongère, Dieu est toujours avec nous, et fait émerger la vérité, même s’il peut sembler que le mensonge soit maître dans nos sociétés. Croyons que le Défenseur peut établir la vraie justice, malgré toutes les injustices dont nous sommes témoins dans l’humanité, prions pour demander Sa lumière et Sa force pour continuer à avancer et faisons chacun notre petite part pour faire avancer Sa vérité.

Colette Le Tolguénec – colette.letolguenec@gmail.com



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