No 53 – série 2026-2027

Évangile du jeudi 29 octobre 2026 – 30ème Semaine du Temps Ordinaire

« Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem » (Lc 13, 31-35)

En ce jour-là,
    quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :
« Pars, va-t’en d’ici :
Hérode veut te tuer. »
    Il leur répliqua :
« Allez dire à ce renard :
voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons
aujourd’hui et demain,
et, le troisième jour, j’arrive au terme.
    Mais il me faut continuer ma route
aujourd’hui, demain et le jour suivant,
car il ne convient pas
qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.

    Jérusalem, Jérusalem,
toi qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants
comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,
et vous n’avez pas voulu !
    Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare :
vous ne me verrez plus
jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Méditation – Poussins sous une poule

Face au mal, comment rester fils ou fille du Très-Haut ? Sous le regard du Père, Jésus Se sait aimé. Pour les poussins égarés que nous sommes, cet amour n’est-il pas un refuge dans l’angoisse ?

Les nihilistes affirment que « ne pas être » est préférable à « être ». Avec dérision, ils opposent à toute chose un « bof… à quoi bon ! ». Une chanson de Serge Gainsbourg dévoile leur tristesse :

« C’est un à-quoi-bon-iste
Un faiseur de plaisan-tristes
Qui dit toujours à quoi bon
À quoi bon »

Au « à quoi bon ? » qui est une question sans lumière, Jésus n’offre pas une réponse faite de mots. Il offre une présence d’amour.

Nous en sommes là… quand les Pharisiens entourent Jésus : « quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus ». Les Pharisiens laissent exploser leur propre peur : « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » « Pars », c’est-à-dire quitte ta mission, quitte ton être de Fils… Combien de fois tremblons-nous devant un obstacle ?

Jésus comment réagit-il ? D’abord, avec discernement, Jésus qualifie Hérode de « renard ». Il pose les mots adéquats pour nommer la réalité (Lv 19,17). Et nous, osons-nous dire les choses ? Face à une situation vécue, faisons-nous l’offrande du mot juste ? Puis, Jésus présente son activité messianique : « voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui ». À travers les corps délivrés par Jésus, le Père dit que le Royaume s’approche. Sa mission est de vivre et de faire vivre. Vivre, c’est déployer la liberté de Fils ! 

Enfin, Jésus Se coule dans un calendrier confié au Père : « demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. » Le « troisième jour » (Osée 6,2) évoque l’action certaine d’un Dieu libérateur : Jésus  désigne ainsi Sa plongée dans la mort et Son relèvement par le Père. Et moi ? Ai-je confiance dans le Père qui tient l’histoire en Ses mains ? Lorsque mon histoire déraille, est-ce que je trouve refuge dans l’abri du Très-haut ?

La Parole de Dieu faite chair apporte Sa lumière. En effet, rien n’arrête la souveraine liberté du Fils, ni Sa maîtrise du temps dans lequel Il Se livre : « il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant ». La puissance de Dieu fonde une liberté sereine. Dans l’histoire bouleversée de notre temps, puisons notre liberté en Dieu !

Jésus assume la totalité de Son existence terrestre. Les mauvais côtés sont acceptés ! Jésus intègre ce que les hommes feront de Lui. Il retrouve la route des prophètes qui périrent à Jérusalem : « il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. »

« Jérusalem » n’accomplit pas sa vocation de Ville de la paix ! En Jésus, le Père redit Son Amour : « Tu sauves, Seigneur, l’homme et les bêtes : qu’il est précieux ton amour, ô mon Dieu ! A l’ombre de tes ailes, tu abrites les hommes. » (Ps 35,7-8). Et pourtant, l’Amour n’est pas aimé.

Quelle souffrance pour Dieu ! Quelle blessure d’amour ! Une plaie de tendresse saigne au cœur du Christ : « combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! »

Comment Jésus a-t-il prononcé ces mots terribles : « Vous n’avez pas voulu ! » ? Avec quel ton ? En Jésus, une délicatesse d’espérance semble donner le ton.

Le Temple de Jérusalem n’est plus pour ces hommes rebelles une présence : « Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes. » Abandonnant Dieu, les hommes s’abandonnent eux-mêmes… 

Pourtant, dans Son amour inlassable, Dieu n’abandonne pas les hommes à leur refus. Cette désertion humaine n’est pas pour Dieu un point final. Christ ouvre librement un horizon de salut : « vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Imitons ces poussins qui, sous les ailes de la poule, se blottissent dans la tendresse du Père !

Vincent REIFFSTECK – vincent.reiffsteck@wanadoo.fr

Prier les intentions de la communauté

Nous vous invitons à porter dans vos prières les intentions confiées par les membres de la communauté du Pèlerin. Vous pouvez aussi déposer votre propre demande de prière.

Emmanuelle Rostaing
Pays : France — 28/10/2026

Priez avec moi pour que la France ne cède pas au fascisme et que l\'église ne fasse pas de la collaboration passive. Soutien aux victimes de l\'attentat


defrenne
Pays : france — 27/10/2026

J\'ai mal. Pour avoir la joie de vivre et aimer


Poyau Marie Émilie
Pays : Canada — 26/10/2026

Éternel Dieu de L’UNIVERS laisse planer le souffle de ton Esprit sur les ténèbres de ma vie afin que jaillissent ta lumière et la joie de renaître 🙏


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