No 43 – série 2026-2027
Évangile du lundi 19 octobre 2026 – 29ème Semaine du Temps Ordinaire
« Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)
En ce temps-là,
du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :
« Maître, dis à mon frère
de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit :
« Homme, qui donc m’a établi
pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous :
« Gardez-vous bien de toute avidité,
car la vie de quelqu’un,
même dans l’abondance,
ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole :
« Il y avait un homme riche,
dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait :
“Que vais-je faire ?
Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit :
“Voici ce que je vais faire :
je vais démolir mes greniers,
j’en construirai de plus grands
et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même :
Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,
pour de nombreuses années.
Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit :
“Tu es fou :
cette nuit même, on va te redemander ta vie.
Et ce que tu auras accumulé,
qui l’aura ?”
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,
au lieu d’être riche en vue de Dieu. »
Méditation – Partageons librement et joyeusement !
Ô les histoires d’héritages ! Ils risquent bien de dévoiler à quel dieu on se voue ! Jésus le dit clairement : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. Lorsque ma mère est décédée, il y a quelques années, ma sœur et moi, les deux seules héritières, et exécutrices testamentaires, avions très peu à partager, et, bien que ma sœur eût une dette résiduelle de longue date impayée, la succession avait le droit de l’exiger. J’aurais pu, comme le « frère », réclamer mon dû, au risque de fragiliser davantage ma relation fraternelle, mais j’ai compris après des années de souffrances relationnelles avec ma sœur, réclamer cette petite dette avait le potentiel d’éteindre ce à quoi je tenais le plus, ma sœur.
À l’inverse, mon beau-frère, lorsque sa mère est décédée, il y avait un important héritage qui revenait à une fratrie de cinq enfants. Malheureusement, après le généreux partage des biens, certains se sont sentis lésés, pour finalement mettre un terme aux relations fraternelles entre quelques-uns des enfants et les familles de celle-ci. Cela fait près de dix ans, et ça perdure… « Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. », nous dit l’évangile.
À l’échelle provinciale, nous venons de terminer une campagne électorale pour élire un nouveau premier ministre, l’un des partis proposait de taxer davantage les revenus ou le patrimoine des plus riches, pour venir en aide aux plus démunis, plusieurs autres pays ont de telles politiques en place. Ce parti n’a pas gagné les élections. Mais d’autres, ici même dans notre métropole, afin de venir en aide aux plus pauvres, osent les grands moyens, tels « Les Robins des ruelles » qui volent des denrées alimentaires des géants de l’alimentation, avant de redistribuer le butin à des personnes dans le besoin ».[1]
Comme idéal de partage, l’Église naissante, dans le livre des Actes 2, 44-45, nous donne un exemple éloquent : « Tous ceux qui croyaient étaient ensemble, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. », inversement, toujours dans le livre des Actes, le verset 5, 1-5 : « Un certain Ananie, d’accord avec Saphire, sa femme, vendit une propriété ; il détourna une partie du prix, de connivence avec sa femme, et apportant le reste, il le déposa aux pieds des apôtres. Ananie, lui dit alors Pierre, pourquoi Satan a-t-il remplit ton cœur, que tu mentes à l’Esprit Saint et détournes une partie du prix du champ ? Quand tu avais ton bien, n’étais-tu pas libre de le garder, et quand tu l’as vendu, ne pouvais-tu disposer du prix à ton gré ? Comment donc cette décision a-t-elle pu naître dans ton cœur ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu » en entendant ces paroles, Ananie tomba et expira ». Ouf ! Matthieu 6, 24, exprime bien que l’on ne peut servir deux maîtres. Finalement, le Proverbe 30, 5-9, formule bien la posture à adopter : « Éloigne de moi mensonge et fausseté, ne me donne ni pauvreté ni richesse, accorde-moi seulement ma part de pain. Car, dans l’abondance, je pourrais te renier… » !
N’attendons pas pour partager, librement et joyeusement, cela nous enrichira, abondamment, en vue de Dieu !
Amen !
Julie Leprohon – julieleprohon@hotmail.com
[1] Article du Devoir, 17 décembre 2025
Prier les intentions de la communauté
Nous vous invitons à porter dans vos prières les intentions confiées par les membres de la communauté du Pèlerin. Vous pouvez aussi déposer votre propre demande de prière.
Pays : Canada — 16/10/2026
Pour la paix du coeur de mon ami Alexandre et de toutes les personnes angoissées
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