No 184 – série 2025-2026
Évangile du dimanche 22 mars 2026 – 5ème Dimanche de Carême
« Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie,
le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux.
C’était son frère Lazare qui était malade.
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »
Les disciples lui dirent :
« Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit :
« N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?
Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ;
mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »
Après ces paroles, il ajouta :
« Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors :
« Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
Alors il leur dit ouvertement :
« Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez.
Mais allons auprès de lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem
– à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,
beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas :
« Le Maître est là, il t’appelle. »
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient,
la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.
Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit :
« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
Texte d’Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.
Méditation – Jésus descend dans ce qui nous fait douter de l’Amour de Dieu
Jésus entre dans un retour en Judée qui le place Lui-même dans ce danger d’être lapidé… Au milieu même du drame qui se profile pour sa propre vie, au seuil de sa propre mort, Jésus vivra la mort de son ami Lazare. Avec Marthe et Marie, nous entrons dans un chemin à vivre avec Lui.
Celui que tu aimes est malade
Voir souffrir celui que l’on aime, se trouver impuissant devant l’œuvre de la maladie, voir progresser ce qui s’attaque à la vie de la personne qu’on aime… Le chemin est long lorsque nous sommes dans l’attente au chevet d’un malade en espérant une guérison… Pourquoi cette maladie ?
L’amour éprouvé par la distance et l’attente
Nous avons besoin de Jésus… S’il était là, Il pourrait le guérir. Alors même que le temps est contre nous à travers la maladie qui poursuit son œuvre de mort, la réponse tarde à venir… Au creuset de la fragilité de la vie, nous prenons encore plus conscience du sacré de la vie, du précieux de notre relation à l’autre… Le chemin est long lorsque tarde la présence souhaitée…
L’amour éprouvé par l’incompréhension
Jésus apprend que son ami est malade et pourtant Il demeurera encore 2 jours là où Il se trouve. Comment se fait-il qu’Il ne part pas tout de suite pour aller retrouver ses amis ? C’est pourtant un moment crucial où nous avons besoin de Lui… Tant que Lazare respire, Il pourrait encore faire quelque chose… Le chemin est long pour traverser ce que l’on ne comprend pas…
« Trop tard, il est mort! »
Et Jésus qui attend ce moment du sommeil de son ami… Ce moment où il n’y a plus rien à faire… Ce moment où l’implacable de la mort vient enlever tout espoir. Pourquoi notre prière n’a-t-elle pas été exaucée ? Il est trop tard !!! On ne peut plus rien faire… Si tu avais été là… Les mots se font reproches.
Mais l’amour demeure…
Marthe et Marie endeuillées se mettront en marche vers Jésus… Leur confiance en Lui permet de se dire sans filtre… Derrière l’expression de cette souffrance, c’est leur amour pour Lazare qui est toujours vivant… La parole, les silences, la résurrection au dernier jour… les larmes coulent… celles de Marie… celles de Jésus.
« Où l’avez-vous déposé ? » « Seigneur, viens et vois ! »
Où as-tu laissé le dernier mot à la mort ? Où avons-nous enterré notre propre vie ? Nous seuls connaissons ce lieu… Jésus demande d’y être conduit…
« Seigneur, il sent déjà! »
Lazare est mort depuis 4 jours… La prise de conscience de l’absence bouleverse notre vie. C’est donc vrai… je ne suis pas en train de rêver… le cauchemar où je me trouve est la réalité. Je sens déjà l’odeur de tout ce qui se décompose en ma vie… cette vie si précieuse disparue, cette relation qui tissait nos jours…
« Enlevez la pierre ! »
Qu’est-ce que cette Parole de Jésus ? Accepter d’enlever cette pierre, celle que nous avons-nous-mêmes posée sur tant de situations désespérées ? Seule la foi peut y consentir !
Jésus ne nous cache pas le pouvoir de la maladie et de la mort… Dans le désarroi qu’elles nous font vivre, la radicalité de son Amour plus fort que le mal et la mort prononce notre nom : « Lazare, viens dehors! ».
L’abbé Paolo – maheux.paolo@gmail.com
Événements en vedette
DROIT D’AUTEUR
La méditation peut être partagée à toutes et à tous, en tout ou en partie, mais le nom de l’auteur et l’indication du centre le Pèlerin avec l’adresse du site (www.lepelerin.org) doivent être inscrits, car les droits d’auteur demeurent. Merci de votre compréhension.
