No 119 – série 2025-2026
Évangile du vendredi 16 janvier 2026 – 1re semaine du temps ordinaire
« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre » (Mc 2, 1-12)
Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde.
Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »
Texte d’Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.
Méditation – Libérer la vie
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, une phrase attire mon attention : « Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. » Elle stimule mon imagination à dépeindre l’état de ce malade et à essayer de sentir ce qu’il éprouve. Privée de la capacité de bouger pour les raisons que nous ignorons, cette personne est complètement dépendante des autres. Ce paralysé est encore en vie, mais pas tout à fait. Une partie de lui est gelée, immobile, anesthésiée.
En imaginant l’état de cette personne, je suis envahi par un sentiment de compassion et par un constat douloureux : quel malheur d’être dans un tel état ! Est-ce si éloigné de notre réalité dans laquelle nous vivons ? Malheureusement, nous y sommes confrontés quotidiennement, que ce soit dans notre propre vie ou dans celle de nos proches. Parce que la paralysie peut être vécue au sens large. Il y a différentes situations dans la vie qui peuvent nous rendre immobiles, figés, sans vie. Les émotions, les relations, les désirs, les aspirations, la communication : tout cela peut être paralysé ! On peut être paralysé par la peur, par la haine ou par la colère. On peut être paralysé dans les pertes et dans les souffrances de ruptures…
Personne ne se retrouve dans cet état volontairement. Comme le corps peut être paralysé à la suite d’un accident ou d’une maladie, l’homme peut l’être intérieurement à la suite de diverses blessures. Il ne faut pas non plus oublier que chacun de nous porte en soi l’héritage de la nature blessée par le péché qui paralyse, affaiblit, coupe de la source de vie et nous rend impuissants. Le péché nous détruit nous-mêmes et nos relations avec les autres. Nous ne pouvons pas nous en sortir tous seuls. Nous avons besoin de quelqu’un qui nous accompagnera là-dedans, qui nous aidera à retrouver la source de la vie cachée en nous, qui nous aide à renaitre. Nous avons besoin d’entendre la Parole qui guérit, de sentir le toucher de la main de Dieu pour devenir libres et pleinement vivants. Pour beaucoup de personnes, l’accompagnement spirituel est le chemin de la guérison des « paralysies intérieures », le chemin vers la Vie.
Ces quatre hommes qui ont porté le paralysé vers Jésus symbolisent tous ceux et celles qui nous accompagnent dans notre cheminement. Il s’agit peut-être des membres de notre famille, de nos amis ou simplement de personnes de bonne volonté qui sont sensibles à nos besoins, qui cherchent notre bien véritable, qui sont sensibles aux inspirations de l’Esprit. Comme ces quatre hommes, ils sont prêts à entreprendre les actions très concrètes afin de nous rapprocher du Christ. Il arrive qu’ils nous portent vers Lui dans leur cœur, dans leurs prières…
La foi de ces quatre est remarquée par Jésus. C’est grâce à leur foi que le paralysé a pu entendre les paroles du Christ : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Le Christ lui rappelle d’abord sa dignité filiale – la dignité d’enfant de Dieu (cf. 1 Jn 3, 1 – « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu »). Il le libère aussi des liens du péché et lui offre ainsi le don du salut symbolisé par la guérison. Le Christ se révèle comme le Fils de l’homme qui a autorité pour pardonner les péchés (cf. 1 J 3,5). Par sa parole et par ses actes, Il rend témoignage à la vérité de son être : Il est notre Sauveur.
Sur sa parole du Christ, le paralysé se leva, la vie n’était plus enfermée en lui. Le miracle s’est produit sous les yeux de tous pour qu’ils croient et louent Dieu.
Aujourd’hui, je rends grâce pour tous ceux et celles dans ma vie qui m’ont aidé à venir au Christ pour être guérie de mes paralysies intérieures. Je demande aussi la grâce d’être sensible aux besoins des personnes qui m’entourent, en me rappelant que ma foi, mon attitude et les actions concrètes inspirées par la foi peuvent aussi servir d’occasion pour les approcher du Christ.
Halyna Kryshtal – hkryshtal@lepelerin.org
Événements en vedette
DROIT D’AUTEUR
La méditation peut être partagée à toutes et à tous, en tout ou en partie, mais le nom de l’auteur et l’indication du centre le Pèlerin avec l’adresse du site (www.lepelerin.org) doivent être inscrits, car les droits d’auteur demeurent. Merci de votre compréhension.
