Nous voilà dix ans après la sortie du livre d’Élizabeth Gilbert intitulé : « Mange, prie et aime ». Son livre s’est vendu à des millions d’exemplaires et a été traduit en plus de trente langues. Malgré le fait que cet écrit ait répondu à une quête de sens pour plusieurs et surtout auprès des femmes, nous faisons le constat que beaucoup de gens sont toujours à la quête du sens de leur vie. Ils sont un peu comme des marcheurs dans le désert à la recherche d’une eau qui pourrait apaiser leur soif de sens.

Les mirages modernes du bonheur

Plusieurs mirages s’offrent à eux. On n’a qu’à penser aux biens de consommation que nous proposent les publicités et que plusieurs acquièrent, aux activités de loisir permettant de jouir de courts moments de bien-être, aux efforts considérables déployés dans des emplois où l’on cherche à combler des attentes d’employeurs insatiables. Et que penser de la dépendance à nos téléphones intelligents et/ou nos tablettes électroniques ?

Dans la recherche de sens, certaines personnes vont jusqu’à donner un semblant de dévotion envers leurs enfants et/ou petits-enfants, afin qu’ils ne manquent de rien. Il ne faut pas oublier ceux et celles qui ont ouvert la porte à des passe-temps trop souvent priorisés, comme le jardinage, la cuisine, la musique, la collection d’objets d’art, et bien autres…

En jetant un regard dans le passé, nous observons que les rencontres dominicales furent pour plusieurs croyants une façon de trouver du sens à leur vie. Avec la disparition pour plusieurs de cette pratique religieuse, on assiste à la ruade vers les centres d’achats, afin de combler le manque et revivre l’expérience communautaire du « être-avec » d’autres. Certains vont jusqu’à fonder des communautés virtuelles de toutes sortes afin de recréer un sentiment d’appartenance en fonction des goûts de chacun. Finalement faire partie d’une communauté semble répondre pour plusieurs au sens de la vie.

L’attrait et les risques des communautés

Même si faire partie d’une communauté aide à rompre l’isolement et l’individualisation, ainsi que l’apaisement de la quête de sens, tous les dirigeants de ces regroupements n’ont pas nécessairement le souci du mieux-être de leurs membres et souvent on assiste à des dérives laissant un arrière-goût de l’expérience relationnelle.

Avant de choisir de faire partie d’une communauté, un discernement s’impose. Est-ce que nous y retrouvons un lieu où nous pouvons partager ce que nous vivons ? Est-ce qu’il y a de l’écoute de la part de ses membres ? Est-ce un groupe fraternel où nous pouvons être libres d’y adhérer ou en sortir sans contrainte ? Est-ce que les valeurs du groupe correspondent à celles que l’on porte ? Est-ce que la doctrine qui se transmet de la part de ses dirigeants aide à grandir et réaliser les objectifs que l’on s’est donnés ? Il est bien évident que toutes les réponses à ces questions ne sont pas faciles à trouver. Nous sommes parfois obligés de les vérifier auprès des participant(e)s du groupe auquel nous voulons adhérer.

Les signes d’une communauté vivante

Un signe qui ne trompe pas est celui de percevoir s’il y a Quelqu’un dans l’invisible du groupe qui se fait présent et qui agit auprès de ses membres. Cela peut prendre la forme d’une personne qui accorde le pardon à un proche ou un(e) ami(e), la libération d’une autre d’un enfermement suite à une relation malsaine, cela peut être l’actualisation du don d’un membre longtemps gardé en sommeil, la voie d’une guérison possible pour un corps malade, le décision d’une personne de quitter un état de survie et retrouver le désir de vivre pleinement, la diminution de l’anxiété auprès de ses membres, et pour finir un indice qui ne ment pas : c’est de constater la joie que vive ses membres du seul fait d’être ensemble et d’accueillir l’autre dans ses différences.

Dans notre monde actuel, il est parfois difficile de trouver de telles communautés. Pour ce faire, nous avons besoin de la présence de l’Esprit pour retracer un groupe, ou plutôt une famille spirituelle qui pourrait nous permettre de côtoyer Celui qui, par sa présence, peut atténuer notre soif de sens.

Rendons grâce pour ceux et celles qui ont eu la chance de mettre la main sur une telle communauté. Soyez des témoins de votre découverte et venez en aide aux personnes qui sont à la recherche d’une communauté qui pourrait possiblement apporter du sens à leur vie.

Martial Brassard, Répondant des Communautés du Pèlerin

À propos des Communautés du Pèlerin

Les Communautés du Pèlerin rassemblent des personnes en quête de croissance humaine et spirituelle. Fondées sur l’écoute bienveillante et la présence de l’Être-Parole en chacun(e), elles offrent un espace pour avancer ensemble dans la foi et la vie intérieure. Nos communautés proposent une véritable expérience d’Église de l’accompagnement et de la Parole de Dieu. Chaque membre est invité à entrer dans des relations profondes et signifiantes, nourries par la confiance et l’échange authentique. Les rencontres mensuelles, les retraites, les pèlerinages et les groupes de partage sont autant d’occasions de nourrir sa vie spirituelle. La Parole de Dieu y tient une place centrale, invitant chacun à l’accueillir et à en témoigner dans sa vie quotidienne.

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