No 59 – série 2026-2027
Évangile du mercredi 4 novembre 2026 – 31ème Semaine du Temps Ordinaire
« Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)
En ce temps-là,
de grandes foules faisaient route avec Jésus ;
il se retourna et leur dit :
« Si quelqu’un vient à moi
sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,
ses enfants, ses frères et sœurs,
et même à sa propre vie,
il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix
pour marcher à ma suite
ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous
qui, voulant bâtir une tour,
ne commence par s’asseoir
pour calculer la dépense
et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations
et n’est pas capable d’achever,
tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir
et n’a pas été capable d’achever !”
Et quel est le roi
qui, partant en guerre contre un autre roi,
ne commence par s’asseoir
pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,
affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas,
il envoie, pendant que l’autre est encore loin,
une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas
à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple. »
Méditation – Il se retourna
Cette semaine, j’ai lu dans un journal l’histoire d’une femme âgée des Pays-Bas, découverte dans son logement dix ans après sa mort. Appelons-la Marie. Dix étés, dix hivers, aussi lumineux que déserts, derrière une porte close. Personne pour se soucier, personne pour frapper, personne pour venir. Je ne sais rien de ses mains, sinon qu’elles n’avaient plus personne vers qui se tendre.
« De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna » (Lc 14, 25). Celui qui marche devant se tourne vers ceux qui le suivent, et ce qu’il leur dit nous paraît d’abord dur : qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas le suivre (Lc 14, 33). Mais que dit-il d’abord par ce geste, sinon qu’il a tout laissé le premier ? Maurice Zundel osait dire que Dieu est pauvre, de la pauvreté de celui qui ne garde rien, parce que tout en lui est don. Un Dieu qui se donne tout entier est un Dieu aux mains vides. La joie réside là, dans le fait de se donner, aimer c’est se donner soi-même, disait Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Et un Dieu aux mains vides est un Dieu qui attend. Que devient un don que personne ne reçoit ? Il y a une solitude de Dieu que nous n’osons peu regarder : non pas celle de l’absent, mais celle de l’amour qui n’a personne à qui se donner. Marie, derrière sa porte, partageait cette solitude avec Dieu. Sans le savoir, elle portait ce que Dieu porte : un don sans visage en face pour refléter la lumière et recevoir l’amour.
« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 27). Porter sa croix, serait-ce consentir à ne pas détourner les yeux de ces solitudes ? On ne peut être vraiment vivant en ignorant la souffrance du monde dans laquelle nous baignons. Et celle de l’isolement est un fléau social enveloppant nos sociétés riches et âgées. Sur la croix, les mains de Jésus ne retiennent rien : on les a clouées ouvertes, et elles ne peuvent plus se refermer. Elles disent jusqu’au bout ce qu’elles ont toujours dit : tout est donné. Dieu seul, les mains vides, et ce n’est pas un échec : c’est le don jusqu’au bout, c’est l’amour le plus librement donné.
Le regard du Père s’est-il détourné de Marie, une seule fois en ces dix années ? Il était là, pauvre de la pauvreté d’être seul avec elle. Sa solitude n’était pas vide ni vaine : Dieu y partageait la sienne. Et nous ? Qui a donné son regard, qui a tendu les mains vers cette porte close pour que Dieu puisse se donner à Marie à travers nous ?
Le Dieu fait homme se retourne encore, au milieu des foules, vers une porte fermée depuis dix ans. Derrière cette porte, depuis des siècles, il se retourne aussi vers nous. Ses mains sont vides, comme celles de Marie. Il attend que les nôtres, libres, ne retenant plus rien, viennent jusqu’à cette porte, et frappent.
Aujourd’hui, prions pour toutes les Marie autour de nous. En disciples, laissons-la nos affairements et nos appartenances pour aller vers cet a(A)utre en quête du don qui vivifie, portons leur croix en visitant, appelant cette Marie qui attend. Car, comme Paul, nous le rappelle, « Dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut » (2 Pierre 3, 15).
Barbara Martel – bmartel@lepelerin.org
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Pays : Canada — 02/11/2026
Que tous les ainés ,comme moi ,puissent développer leur relation à Jésus de plus en plus,afin que celui qui croit en lui ait la vie éternelle
Pays : france — 02/11/2026
pour Maxime,15 ans atteint d une tumeur,nous demandons sa guérison et votre soutien MERCI
Pays : reunion — 01/11/2026
je confie à vos prières mon époux Philippe qui souffre d\'un cancer de la moelle osseuse et anémie très sévère Je vous remercie
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