No 116 – série 2025-2026

Évangile du mardi 13 janvier 2026 – 1re semaine du temps ordinaire

« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Texte d’Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.

Méditation – La libération de ce qui rend esclave

Dans les écrits des évangiles, à plusieurs reprises il est mentionné que les gens étaient surpris de la manière dont Jésus enseignait ou commentait les textes des saintes Écritures. Certains allaient jusqu’à dire qu’ils n’avaient jamais entendu leurs responsables religieux, tels que les scribes, parler de Dieu et de ce que les prophètes avaient dit de Lui de cette façon.

Une toute nouvelle interprétation des textes était présentée aux gens du peuple. Jésus n’hésitait pas à dépouiller la Loi de Dieu de la plupart des préceptes que les autorités religieuses avaient mis en place qui favorisaient les riches notables et propriétaires terriens d’Israël au détriment des petites gens. On n’a qu’à relire le sermon de Jésus sur la montagne, annonçant les Béatitudes pour s’en convaincre.

Pour une des premières fois, on réalisait que la Loi n’était pas faite pour combattre uniquement l’ennemi du dehors, mais plutôt celui qui se trouve à l’intérieur du cœur de chaque personne, et de chaque institution autant religieuse que civile, maintenant la personne dans un état d’esclavage. Son enseignement ne reposait pas d’abord sur un devoir religieux, mais plutôt sur le désir de poser des actions ajustées en accord avec l’amour, la justice et la liberté.

Une question se présentait au peuple suite aux enseignements de Jésus et c’était : mais quoi faire de cette nouvelle liberté qui nous est donnée ? C’est d’ailleurs une question qui se pose encore aujourd’hui. La réponse se trouve dans le fait que nous sommes invités à combattre le mal de toutes nos forces, autant physiques, psychiques que spirituelles, pour la venue du Royaume de Dieu sur la terre.

Cela inclut également l’interdiction de faire quelque connivence que ce soit avec le mal et tout pouvoir visant à acquérir, conquérir ou posséder tout esprit humain par la force ou la manipulation. De plus, ce qui serait pire encore, ce serait de renoncer à notre liberté accordée par Dieu et retourner en esclavage sachant que le Christ a tout donné pour chacun(e) de nous : son corps, son sang et son esprit pour nous libérer du mal.

C’est dans cet esprit que Jésus va expulser un esprit impur qui maintenait un homme sous sa domination. Par ce geste, Jésus démontre bien que le mal peut être vaincu, si nous nous unissons à Lui pour le combat qui est à mener. En effet, Jésus a reçu de son Père plein pouvoir sur les esprits qu’ils soient purs ou impurs. Pour les premiers, Il leur rappelait leur responsabilité face à la liberté donnée par Dieu et, pour les seconds, Il leur accordait la délivrance, afin qu’ils puissent eux aussi exercer leur liberté de Le suivre.

Toutefois, comme pour les Apôtres, une première étape est essentielle avant de pouvoir œuvrer pour le Royaume et c’est d’accueillir le pardon de Dieu pour nos manquements. Faire une revue de nos pensées, nos actions et nos omissions peut nous aider à nous présenter en toute vérité et repentance devant Dieu, afin d’accueillir son amour, qui est l’arme incontestable pour vaincre le mal.

Si Jésus revenait aujourd’hui sur terre, quelle réponse aurions-nous à Lui donner à propos de la liberté qu’Il nous a laissée de Le suivre ?

Martial Brassard – brassardmartial@gmail.com



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